Écrire un livre sans s’auto-saboter

Faites-vous partie de ces personnes qui disent haut et fort qu’elles veulent écrire un livre, qui sont conscientes de l’impact que cela pourra avoir dans leur vie et qui, pourtant, s’arrangent pour que cela n’arrive jamais ? Le bel élan se tarit, le livre reste à l’état de projet ou, pire, n’est jamais terminé ou publié. Je veux bien sûr parler d’auto-sabotage.

L’auto sabotage est un phénomène subtil qui avance camouflé derrière les meilleures excuses du monde. Je le rencontre régulièrement lors de mes séances d’accompagnement à l’écriture et cela fait partie de ma mission de le démasquer pour mieux aider les futurs auteurs qui me font confiance.

Pourquoi certains auteurs s’auto sabotent-ils ?

Précisons d’emblée que l’auto-sabotage est le plus souvent inconscient. Il se présente sous la forme d’un discours intérieur qui mène au découragement, au manque de confiance en soi et à l’inaction. Aux prises avec des émotions négatives, l’esprit s’embrouille. C’est la pagaille !

Tout ceci est lié aux peurs que nous éprouvons tous lorsque nous devons affronter quelque chose de nouveau. Et c’est normal d’avoir peur de sortir de sa zone de confort pour tenter une expérience nouvelle qui peut réellement changer la façon dont vous aborder votre activité. Toutes les excuses que vous pouvez trouver, quand vous laissez de côté un livre que vous avez commencé, vous sembleront raisonnables mais ne le sont pas.

Oui, vous manquez de temps pour écrire un livre. Mais à moins d’en faire son métier, il faut composer avec le vie et son activité d’indépendant. Et d’ailleurs, il existe des méthodes pour écrire un « vrai » livre en y consacrant seulement quelques minutes par jour. J’en parle ici.

Oui, votre entourage susurre à votre oreille que vous devriez écouter vos doutes et interrogations et attendre un meilleur moment pour écrire. Vos proches aussi ont peur que l’équilibre familial ou social soit compromis par la publication d’un livre. Et si vous aviez moins de temps à leur consacrer ? Si votre livre faisait passer votre activité à un autre niveau ? Si le succès vous éloignait d’eux ?

Permettez-moi de vous dire qu’il vaut mieux écrire un livre imparfait que de se réveiller un jour avec le regret de ne jamais être devenu auteur.

Comment repérer l’auto-sabotage quand on écrit un livre ?

Les comportements qui révèlent le fait que vous êtes en train de saboter votre projet sont évidemment nombreux et je n’ai pas la prétention d’en dresser une liste exhaustive. Mais je voudrais vous livrer le Top 5 des attitudes que je repère pour permettre à mes clients de les modifier.

  1. Changer tout le temps d’avis sur tout : la thématique, le contenu du livre, le nombre et l’organisation des chapitres, le titre, la cible du livre…Ou l’art de procrastiner en ayant l’impression d’être productif.
  2. Chercher la perfection dès les premières lignes et rester bloqué sur le même chapitre pendant des jours (ou des mois) avant de se décourager.
  3. Demander l’avis de l’entourage avant que le livre soit terminé au risque d’affronter un manque d’enthousiasme flagrant ou de recevoir des conseils d’amis bienveillants mais maladroits. Si c’est mauvais, comment avoir le courage de reprendre le texte ?
  4. Découvrir que d’autres livres existent déjà sur le sujet et préférer rester tapi dans l’ombre plutôt que de faire entendre sa voix unique. C’est plus confortable et cela évite d’être confronté à des critiques extérieurs.
  5. Ne pas contrôler le flux de ses idées et s’engager corps et âme dans un nouveau projet alors que le livre n’est pas encore terminé. En voulant tout faire à la fois, on ne fait plus rien.

Eviter l’auto sabotage, c’est possible ?

Pour dépasser ces comportements qui nuisent à l’avancement de votre livre, je crois que la première chose est de les identifier et de les accepter. Après tout, l’auto sabotage vous envoie aussi un signal positif. Avez-vous remarqué comme, parfois, on a peur de ce qui nous fait le plus envie ? Et si vous mettez en place ce système de protection, c’est bien pour vous rappeler qu’écrire un livre est un projet important et qui vous tient à cœur. Vous avez quelque chose à dire et des personnes, à l’extérieur de votre cercle habituel, attendent votre livre.

Alors pour continuer à écrire, ayez un plan et tournez-vous vers les personnes qui peuvent vous soutenir. Ce peut être votre conjoint, des amis ou un coach.

Se faire accompagner pour écrire un livre, c’est faire appel à un professionnel qui sera en mesure de venir à bout des petits démons qui se dressent en travers de votre route.

Rêver ne suffit pas.

Ensemble, pour aller plus loin : le coaching de groupe

Et si, pour combattre la procrastination et l’auto sabotage vous profitiez en plus du soutien et des encouragements d’autres auteurs en devenir. Le coaching de groupe vous en offre la possibilité.

Écrire seul mais réfléchir en groupe, avec les conseils et la guidance d’un coach, rend l’écriture d’un livre encore plus riche et intéressante.

Le nouveau groupe démarre en février. Retrouvez toutes les informations sur cette page. 

Pour toute inscription avant le 18 février à minuit, je vous offre une heure de coaching supplémentaire, valable jusqu’à fin 2018, pour un suivi personnalisé au moment où vous en aurez le plus besoin.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *