Ecrire m’a aidée à structurer mes formations

« Je voulais être visible et la première idée qui m’est venue a été d’écrire un livre » raconte l’auteure Hannah Sembély. Voici son témoignage où se mêlent joyeusement intuition, signes du destin, affirmation de soi et ventes de livres !

Et pour ceux qui préfèrent lire….

Véronique Plouvier : Bonjour Hannah et merci d’avoir accepté cet interview. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous parler de ton activité ?

Hannah Sembély : Bonjour Véronique. Je suis Hannah Sembély et je suis une ancienne enseignante. J’avais décidé qu’à 50 ans je serai à la retraite. Cela n’a pas été tout à fait vrai. Alors j’ai arrêté l’Education nationale et je me suis lancée sur une activité Internet car j’ai un deuxième métier, celui de thérapeute. J’ai aussi une école pour former des psychothérapeutes.

VP: Tu es auteure de deux ouvrages.

Hannah: C’est la première chose que j’ai faite en quittant l’Education nationale. Comme je suis coach couleurs, j’ai décidé d’écrire un livre sur ce qui me tenait le plus à cœur c’est-à-dire la signification des couleurs.

VP: Quel est le titre de ce premier livre ?

Hannah: Le secret des couleurs au quotidien

VP: Ecrire correspondait-il à un rêve ou avais-tu un objectif particulier en écrivant ce livre ?

Hannah: C’était plutôt un rêve. En fait, c’était la deuxième chose. La première, je suis allée faire un trekking au Népal. La seconde était le livre. C’était un rêve et je voulais être publiée. Une espèce d’obsession un peu intuitive car à l’époque je n’avais même pas lancé mon blog.

VP: Pourquoi voulais-tu être publiée ?

Hannah: Je voulais être visible. J’avais la sensation qu’il fallait que je travaille sur ma visibilité et c’est la première idée qui m’est venue : écrire un livre.

VP: Cela a-t-il été facile ?

Hannah: Très facile car je maîtrisais mon sujet et je ne faisais que mettre en mots quelque chose que je maîtrisais déjà dans la réalité concrète. Mais cela m’a obligée à structurer, à écrire quelque chose qui tient la route avec un début et une fin. Quelque chose de moins intuitif et un peu plus cadré. Cela a été un bon exercice.

VP: Tu as structuré ton discours pour la suite.

Hannah : C’est exactement ce qui s’est passé alors que ce n’était pas mon idée de départ.

VP : Comment as-tu été publiée pour le premier livre ?

Hannah: J’ai d’abord fait appel à plusieurs éditeurs qui m’ont répondu qu’un livre sur les couleurs ne les intéressait pas car l’impression de couleurs coûte cher. Donc j’ai compris et je me suis dit que je disposais de beaucoup d’outils pour attirer à moi la possibilité de le publier. Quand je l’ai commencé, je ne savais absolument pas comment faire. Je n’en avais aucune idée. Personne dans mon entourage ne pouvait m’aider ou me guider. Donc j’ai tout fait intérieurement, j’ai posé des intentions, je me suis dit que j’allais travailler avec la Loi d’attraction. Puis j’ai commencé mon blog et j’ai écrit à mes lecteurs que je cherchais à me faire publier, que je ne savais pas comment y arriver mais que j’y arriverai. Et quelqu’un m’a répondu que c’était simple, que je pouvais me faire publier sur lulu.com. Mais je ne l’ai pas fait. Et quelques mois plus tard, lors d’une réunion de famille, je discute de mon désir de me faire publier. Mon frère me dit alors : « Tu sais que je suis imprimeur et professeur à l’école Estienne à Paris ? Si tu veux, si tu arrives à réduire ton livre à 96 pages, je donne 48 pages à un premier groupe d’élèves, 48 pages à un second et publier ton livre sera leur exercice de l’année. Pour la petite histoire, mon frère s’appelle Ludovic mais on l’a toujours appelé Lulu !

VP : Quelle histoire extraordinaire !

Hannah: Oui, j’ai trouvé que c’était un joli clin d’œil.

VP: Donc le livre est publié. Peut-on parler de sa diffusion ? Car quand on fait appel à une plateforme d’auto-édition comme lulu.com ou à un imprimeur, la question de la diffusion se pose.

Hannah : Je le diffuse sur Amazon, sur Price Minister et il est en vente sur mon blog. J’en ai parlé sur mon blog, je l’ai mis à une place stratégique pour qu’il soit visible.

VP: Puis tu as écrit un second livre.

Hannah : Le deuxième s’appelle Ho’oponopono, la face cachée. Je n’ai jamais eu l’intention d’écrire ce livre. En fait, je fais des formations en ligne et, un jour, en faisant un exercice pour me centrer et savoir quelles étaient les étapes pour fabriquer ma formation j’ai clairement entendu que j’allais d’abord écrire un livre sur Ho’oponopono. Donc je me suis dit OK, c’est mon intuition qui me parle. Je me suis donc mise à l’ouvrage et je me suis aperçue que tout cela était facile, déjà pratiquement écrit dans ma tête. C’était comme si le monde avait besoin de ce livre. Cela a donc été super simple à écrire. Et là, je me suis dit : je veux le faire éditer. J’ai envoyé mon manuscrit à 10 éditeurs parisiens. Trois m’ont répondu positivement. Le premier avec qui j’ai discuté avait suivi les enseignements de Hew Len, celui qui a transmis Ho’oponopono et on est tombé d’accord assez vite.

Il a décidé de couper mon livre en deux car c’était trop long. Il y avait plus de 550 pages. Il l’a coupé et je me suis dit « Cela doit être juste ». Et c’est formidable car pour le deuxième tome je m’aperçois que j’ai des choses nouvelles à dire. C’était donc bien qu’il ne le publie pas.

VP: Que cela a-t-il changé pour toi professionnellement ? Ce statut d’auteur t’a-t-il apporté quelque chose ?

Hannah: Cela a changé dans la présentation. Même si je suis quelqu’un d’intuitif qui n’a pas de difficulté à faire des conférences ou à parler, au niveau de mes propres valeurs tout n’était pas en place. J’ai une histoire à être un peu mise de côté, et justement à ne pas être visible ou reconnue. J’ai travaillé cela avec le blog et j’ai pu m’appuyer sur cette visibilité pour me légitimer moi-même. C’est la première chose. La deuxième est que je me suis appuyée sur ma notoriété pour oser faire des conférences comme à Gap ou à Annecy où j’ai réuni 125 personnes à chaque fois. Je me suis présentée comme auteure et conférencière et j’ai mis l’image de mon livre sur l’affiche. Pour moi, il y a une grande différence avant et après les livres.

VP: Utilises-tu beaucoup l’image du livre dans ton activité ?

Hannah: Oui, sur les affiches et sur le blog à un endroit stratégique. C’est d’ailleurs pourquoi choisir la couverture est si important  – même si c’est l’éditeur qui l’a choisie avec quelques idées que je lui avais données. Et j’ai été très contente du résultat.

VP: Considères-tu tes livres comme des produits d’appel pour tes formations ?

Hannah : Oui, complètement. Car il y a des gens qui ne sont pas prêts à investir même si tu leur offres un livre. L’un vaut 18 euros, l’autre 21 euros. Parfois les gens veulent te remercier de ce que tu leur offres et ils ont envie de t’acheter quelque chose mais ils ne peuvent pas toujours se permettre de t’acheter plus que cela. Mais une fois qu’ils sont convaincus par ce que tu écris dans le livre, ils sont prêts à aller un petit peu plus loin dans la collaboration avec toi. Donc j’y vois vraiment un produit d’appel qui sécurise.

VP: C’et le début de l’entonnoir de ventes, en fait.

Hannah : C’est exactement cela. Que le livre soit gratuit ou payant d’ailleurs.

VP : Oui, car on peut offrir un livre et on aura le même résultat. Cela reste un cadeau de valeur.

Hannah : J’ai trouvé qu’écrire un livre n’était pas une dépense d’énergie mais un investissement. C’est un investissement qui ne m’a pas coûté très cher et j’en ai des retombées tous les jours.

VP : Si tu avais un conseil à donner à des personnes qui veulent développer leur activité quel serait-il ?

Hannah: Je les encouragerais vivement à écrire un livre non seulement pour leurs futurs cients mais aussi pour leur propre sentiment d’estime personnelle. Personnellement je n’ai vraiment aucun souci pour écrire. Petite, j’écrivais déjà. Donc je ne suis pas un bon exemple mais si quelqu’un n’est pas très doué pour l’écriture, il suffit de se faire aider. D’avoir les bonnes idées et un petit peu d’aide. Pour moi c’est un excellent investissement et cela ne demande pas tant de temps que cela. Cela structure le produit dans sa tête donc cela met déjà un pied dans la vente et, s’il y a le moindre frein intérieur, il ne faut pas hésiter à se faire aider.

VP : Merci beaucoup Hannah.

 

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