Comment relire efficacement son manuscrit ?

magnifying-glass-1020142_1920La relecture d’un manuscrit (ou tapuscrit pour employer le terme exact) est une étape longue et fastidieuse que vous pourriez être tentée de négliger. Lorsqu’on travaille en solo, qu’il faut faire marcher ses affaires et que l’on a déjà consacré du temps à l’écriture d’un livre alors que ce n’est pas son métier, on n’a qu’une idée en tête : faire au plus vite !

 

Cependant, la relecture du  texte est une étape incontournable à laquelle vous devez apporter le plus grand soin.

Pourquoi faut-il relire son texte ?

  • Pour corriger les fautes d’orthographe, et en particulier celles qu’on ne voit plus à force d’avoir le nez sur le texte. Un texte truffé de fautes enverra un message d’amateurisme et nuira à votre crédibilité professionnelle. Le correcteur orthographique est nécessaire mais pas suffisant en particulier si vous employez des mots spécifiques à votre activité non reconnus par le dictionnaire.
  • Pour relever les fautes de syntaxe, les lourdeurs inutiles ou incorrectes.

Par exemple :

  • oublier le « ne » dans une négation comme dans « on entend pas » pour « on n’entend pas»
  • écrire « pallier à quelque chose » pour « pallier quelque chose » 

Là encore, l’impression laissée par votre livre pourrait être contre-productive.

  • Pour relever le manque ou l’abus de signes de ponctuation. Si vous les négligez, votre texte sera difficile à comprendre. Si vous en abusez – je pense en particulier à l’usage systématique du point d’exclamation en fin de phrase pour témoigner de votre enthousiasme – vous allez fatiguer votre lecteur.
  • Pour vérifier que les informations contenues dans votre livre pratique sont compréhensibles par quelqu’un qui ne connaît pas le sujet. Vous êtes bien sûr à l’aise avec le vocabulaire propre à votre métier ou à votre passion, avec les situations que vous rencontrez ou les problématiques que vous résolvez. Mais est-ce le cas de vos futurs lecteurs ?
  • Pour relever les erreurs typographiques qui hérissent le lecteur ou l’éditeur potentiel. Saviez-vous que « etc.» est suivi d’un seul point et non de trois ?
  • Pour améliorer la qualité du style et harmoniser la forme des paragraphes, des encadrés, des titres. Par exemple, ne mélangez pas les titres avec un verbe « Écrivez votre premier chapitre» et ceux avec un substantif « L’écriture de la conclusion ».  Ce manque d’harmonie se verra du premier coup d’œil dans votre sommaire. Et oui, il faut aussi relire le sommaire…

Quand faut-il relire son texte ?

Laissez reposer votre texte durant quelques jours avant de vous lancer dans une relecture attentive. En le « mettant au frigo » comme disent les journalistes, vous vous déconnectez et le découvrirez avec l’œil du lecteur qui le lit pour la première fois. Munissez-vous d’un crayon rouge et attendez-vous à quelques surprises…

Comment se faire relire ?

Il est toujours utile de demander l’avis d’un œil extérieur. Si votre « invité surprise » vous demande ce que vous avez voulu dire dans le chapitre 2, c’est mauvais signe. Et si des points méritent d’être améliorés, vous le saurez tout de suite. Ne négligez pas cette aide, elle est précieuse. Et gratuite !

En cas de très grandes difficultés, orthographiques par exemple, il peut être utile de faire appel à un correcteur professionnel dont les tarifs varient en fonction du nombre de signes. Au moment de payer, essayez de penser « investissement » plutôt que « dépense ». Si votre livre est rempli de fautes d’orthographes et d’erreurs grammaticales, la forme prendra le dessus sur le fond et vous aurez consacré beaucoup de temps à un livre qui, au final, vous fera une mauvaise publicité.

De nombreuses plateformes d’autoédition proposent des services de relecture/correction avant impression. Pensez-y. Une fois que votre livre sera imprimé vous ne pourrez pas revenir en arrière. Et si vous commandez une seconde impression, cela ne sera pas considéré comme une réimpression mais comme l’impression d’un autre ouvrage. Des frais supplémentaires sont donc à prévoir.

Vous avez également la possibilité d’acheter un logiciel spécialisé. Citons Antidote (environ 110 euros) ou Prolexis (environ 320 euros).

Je vous souhaite une bonne relecture !

Avez-vous un truc pour rester concentrée lorsque vous relisez un document ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *